mapemonde

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mardi 8 octobre 2013

Episode 8 : The sun, the moon and the lilies


"How fair are the bright eyes in the grass! Evermind they are called, simbelmynë in this land of Men, for they blossom in all the seasons of the year, and grow where dead men rest." (The Lord of the Rings : The Two Towers, livre 3, VI)
Notre expédition suivante nous emmène pour une matinée au Jardin Botanique d’Adelaide où nous découvrons toutes sortes d’arbres et de fleurs dont les fameuses waterlilies du jardin et leur histoire…
La Victoria Amazonica est le plus gros nymphéa au monde. La légende qui entoure sa création est à la fois belle et triste. On raconte qu’une jeune fille était tombée amoureuse de la lune et qu’elle s’est noyée en admirant le reflet de son bienaimé dans l’eau. Le dieu de la lune aurait alors décidé de la transformer en cette fleur qui ne s’ouvre qu’à la nuit tombée, à la lueur de la lune.

L’autre fleur du bassin, the Blue Nile waterlily, peut paraître plus modeste mais sa légère coloration bleue n’a rien à envier au blanc laiteux de sa voisine. Et elle aussi a sa propre histoire ! Les Egyptiens croyaient qu’au début de toutes choses, les ténèbres régnaient sur le monde. Mais quand cette fleur surgit du fond des eaux et s’ouvrit, elle dévoila un tout jeune dieu du soleil qui bannit l’obscurité et apporta la vie. Ainsi, cette fleur était sacrée pour les Egyptiens.

Une matinée florale rafraichissante et revigorante après ce long week-end quelque peu flemmard ! Nous poursuivons donc sur notre lancée en prenant le bus pour Hahndorf !

samedi 5 octobre 2013

Episode 7.5 : 23 ans plus tard...



"Nearly ten years had passed since Dursleys had woken up to find their nephew on the front step, but Privet Drive had hardly chaned at all." (Harry Potter and the Philosopher's Stone, II)

J’avais à peine deux ans et Chris sés ux ans et Chjournait en France pour le travail. Ayant sympathisé avec mon père, il a passé du temps avec notre famille. Il est reparti pour l’Australie peut-être sans idée de jamais revenir en France. Mais, chaque année pour mon anniversaire, j’ai reçu une carte, une lettre, puis des mails quand la technologie a avancé.
Alors, en préparant ce voyage, tout naturellement, j’ai voulu que lui et sa famille en fassent partie. Après quelques échanges via internet, nous avons pu organiser une journée durant notre séjour à Adelaide. Nous avons pu passer une journée en bord de mer et profiter d’une rencontre que j’ai longtemps pensée impossible. Étrange de retrouver, rencontrer même, quelqu’un après si longtemps ! Mais très sympathique ! Merci Ann et Chris !

vendredi 4 octobre 2013

Episode 7 : A la découverte de la faune locale


"So after that the party went along very merrily, and they told stories or sang songs as they rode forward all day [...]" (The Hobbit, II)
On le savait avant de partir, le français est une espèce répandue en Australie. Et, en effet, un jour à l’auberge de jeunesse et ce ne sont pas moins de sept français qui croisent notre route. Certains sont sur le départ, d’autres restent plus longtemps et nous serons donc quelques jours en leur compagnie. L’une d’entre eux partage notre chambre et c’est avec elle que nous nous rendons hors de la ville pour notre première véritable expédition : une journée entre Mount Lofty, qui offre une vue panoramique sur la ville, et Cleland Wildlife Park !
Après un tour en bus, nous nous arrêtons à Mount Lofty pour voir Adelaide d’en haut et nous avons de la chance avec ce temps dégagé ! Puis, à l’aide de nos petits pieds pas encore trop fatigués, nous parcourons les quelques 1,7 km qui nous séparent de Cleland. C’est là que nous attendent tous les animaux si particuliers à l’Australie. En achetant un petit sac de nourriture à l’entrée du parc, il est possible de nourrir les kangourous, qui se montrent bien goulus. Nous apercevons même des petits – et moins petits – dans les poches !
Nous suivons les soigneurs à mesure qu’ils nourrissent les animaux afin de pouvoir mieux les observer : diables de Tasmanie, dingos, oiseaux en tous genres et, bien sûr, les koalas. Rien ne semble pouvoir perturber un koala à l’emploi du temps chargé : manger – dormir – remanger – redormir.

Cette journée à l’air libre, au soleil en compagnie des animaux fut un merveilleux premier contact avec la faune australienne et un changement bienvenu après ces deux jours en ville !

mercredi 2 octobre 2013

Episode 6.5 : Jet lag... zzzz

“Too tired to talk much, they pulled on their pyjamas and fell into bed. […] Harry was going to ask Ron if he’d had any of the treacle tart, but he fell asleep almost at once.” (Harry Potter and the Philosopher's Stone, VII)

Le pied enfin posé à Adelaide, il faut récupérer nos énormes sac-à-dos et se rendre à l’auberge. D’abord un bus, puis on termine à pied, chargées comme des mules ! Backpack Oz en vue, nous nous précipitons à l’intérieur pour demander notre chambre. Il est encore tôt ici et elles ne sont pas encore prêtes pour leurs nouvelles arrivantes ! Alors, nous décidons d’attendre dans la salle commune.
Fatiguée par un trajet en avion de plus treize heures et peu de sommeil, je m’assoupis assez vite sur le canapé et somnole, hésitant désagréablement entre sommeil et réveil. Heureusement, quelques minutes plus tard, on nous annonce que les lits sont prêts ! Nous pouvons donc déposer nos sacs dans les chambres – en sécurité dans leur casier – et… Non ! Pas question de dormir ! Il faut aller faire des courses, passer à la banque, se prendre une carte téléphone etc. Retour à l’auberge et là par contre, plus la force de lutter du tout ! Même pas le courage d’activer la carte SIM du téléphone et je m’endors avant d’avoir allumé l’ordinateur ! Mais, ce soir, comme tous les mercredi soir, c’est barbecue gratuit à l’auberge alors on se réveille pour grignoter un peu et on retourne se coucher en comptant bien faire le tour de l’horloge !
Ce n’est qu’au réveil le lendemain matin que l’on réalise vraiment que l’on est bien là, à Backpack Oz, Adelaide, Australie ! Et, après cette très longue journée suivie d’une nuit longue et revigorante, nous ne sentons que peu les effets du célèbre jet lag : nous sommes prêtes à attaquer et nous partons en exploration. À nous Adelaide !

Episode 6 : Terminal 9 3/4

" ‘First time at Hogwarts? Ron’s new, too.’She pointed at the last and youngest of her sons. He was tall,
thin and gangling, with freckles, big hands and feet and a long nose.
‘Yes,’ said Harry. ‘The thing is – the thing is, I don’t know how to –’
‘How to get on to the platform?’ she said kindly, and Harrynodded.
‘Not to worry,’ she said. ‘All you have to do is walk straight at the barrier between platforms nine and ten. Don’t stop and don’t be scared you’ll crash into it, that’s very important. Best do it at a bit of a run if you’re nervous.' "
(Harry Potter and the Philosopher's Stone, VI)

Le voyage en lui-même - au vu du nombre d'heures d'avion - c'est pas le plus fun ! Après un premier vol en A380 et une escale à Dubai, nous nous apprêtons à remonter à bord d'un de ces mastodontes des airs pour rejoindre Melbourne en seulement treize heures... L'avantage déjà c'est qu'on ne se sent pas trop à l'étroit même si enjamber ses voisins n'est jamais évident ! Et puis il y a de quoi s'occuper à bord avec une large sélection de films - immense même en ce qui concerne Emirates Airlines, je vous fais la pub ! Pour autant, il reste difficile de dormir et je n'ai pu récupérer qu'à peine quelques heures de sommeil avec un mal de cou en bonus.
Mais nous y voilà enfin : Australia, here we are ! Par contre, ça n'est pas encore tout à fait terminer puisqu'il faut reprendre l'avion pour rejoindre Adelaide... et c'est là que le folklore commence... En effet, notre escale n'est certes pas très longue, elle est censée être suffisante pour récupérer nos bagages, passer les douanes etc. Oui sauf que... Sauf que l'absence de panneau d'affichage à la sortie nous fait déambuler dans l'aéroport d'un terminal à l'autre, à la merci d'une hôtesse de l'air encore dans les nuages ou alors sadique qui prend un malin plaisir à mal diriger les voyageurs !
Alors on cherche, on cherche et on ne trouve pas parce que voyez-vous les terminaux 2 et 3 sont réservés aux vols internationaux tandis que les terminaux 4 et 5 sont pour les vols domestiques. Et c'est bien un vol domestique que l'on cherche, mais pour une raison inconnue la compagnie en question part du terminal 1 situé au fin fond de l'aéroport.
Alors, une fois notre terminal trouvé, il est trop tard : nous avons loupé l'enregistrement de six minutes et nous sommes cassé le nez sur la porte telles Harry et Ron renversant leur chariot contre la barrière marquant l'entrée de la voie 9 3/4 ! Il nous faut attendre le prochain vol. Heureusement pour nous, il y en a un toutes les heures alors pas besoin de se rabattre sur une Ford Anglia volante !